Faire sa part ou faire le nécessaire ?

La fameuse légende Quechua du colibri habituellement contée serait incomplète. Sa fin porterait un tout autre enseignement et poserait cette question :  Faut-il faire sa part ou faire le nécessaire ?

Faire sa part ou faire le nécessaire ?

La légende du colibri

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu.

Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : ‘Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu !’

Et le colibri lui répondit : Je le sais, mais je fais ma part.

Le tatou poursuivit : Colibri ! Sais-tu que plusieurs centaines d’hommes armés de lance-flammes sont en train d’allumer des feux partout à travers ce qu’il reste de forêt ? Ils ont aussi empoisonné l’eau que tu tiens dans ton bec.

Mais le colibri, qui volait vers les flammes, était déjà loin et n’entendait plus.

Soudain, un sanglier entreprit de charger les hommes. De ses défenses, il perçait les réservoirs d’essence et les jambes des pyromanes.

Le tatou découvrant la scène, effrayé, interpella le sanglier : Tu es fou ! Tu discrédites les efforts du colibri. À mettre les humains en colère, tu risques ta vie, et celle de tous les animaux de la forêt !

Le sanglier répondit : Réveille-toi tatou, je fais ce qui est nécessaire.

Et vous ? Lequel des deux vous inspire le plus ? Êtes-vous plutôt un colibri ou un sanglier ? Entre faire sa part ou faire le nécessaire, que choisissez-vous ?

Si vous voulez convaincre un homme qu’il agit mal, agissez bien. Mais ne vous souciez pas de convaincre. Les hommes croient ce qu’ils voient. Alors, donnez-leur à voir ! – Henry David Thoreau, dans « La moelle de la vie ». A (re)découvrir, ici !

 

Source : Le Partage

© Photo Pixabay

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