Un message pour vous #10

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Message#10

Suite du message de Lundi dernier :

« En voyage, il est sûrement utile de savoir où on va ou de connaître de façon générale la direction que l’on emprunte. Mais n’oubliez pas que la seule chose qui soit réelle dans votre périple en somme, c’est le pas que vous faites en ce moment. C’est la seule chose qui existe vraiment. »

Message#10

Le but spirituel du périple qu’est votre vie

Je perçois le vrai dans ce que vous dites, mais je crois tout de même que nous devons avoir un but dans le périple qu’est notre vie. Autrement, nous nous contentons de dériver, et un but, c’est l’avenir, n’est-ce pas ? Comment réconcilier cela avec le fait de vivre dans le présent ?

En voyage, il est sûrement utile de savoir où on va ou de connaître de façon générale la direction que l’on emprunte. Mais n’oubliez pas que la seule chose qui soit réelle dans votre périple en somme, c’est le pas que vous faites en ce moment. C’est la seule chose qui existe vraiment.

Votre périple personnel a un but extérieur et un but intérieur. Le premier consiste à arriver à destination, à accomplir ce que vous avez entrepris de faire, à réaliser ceci ou cela. Et bien entendu, ceci implique l’avenir. Mais si votre destination ou les pas que vous ferez à l’avenir monopolisent tellement votre attention qu’ils deviennent plus importants pour vous que le pas que vous faites maintenant, alors vous passez complètement à côté de la raison d’être de votre périple, qui n’a rien à voir avec l’endroit où vous allez ni avec le geste que vous posez, mais tout à voir avec le comment des choses. Ce périple de vie n’a rien à voir avec l’avenir mais tout à voir avec la qualité de votre conscience à cet instant même. Le but extérieur appartient à la dimension horizontale de l’espace et du temps. Le but intérieur concerne l’approfondissement de votre Être dans la dimension verticale de l’éternel maintenant. Dans le monde extérieur, votre périple est peut-être fait d’un million de pas. Dans le monde intérieur, il n’en comprend qu’un : celui que vous faites maintenant. À mesure que la conscience que vous avez de ce pas s’approfondit, vous réalisez que celui-ci contient déjà en lui tous les autres pas, de même que la destination. Ce seul pas se transforme alors en l’expression de la perfection, en un acte d’une grande beauté et d’une grande qualité. Il vous aura conduit à l’Être, et la lumière de l’Être brillera en lui. Voilà quels sont à la fois la raison d’être et l’objectif du périple intérieur qui vous conduit vers vous-même.

Est-ce important d’atteindre ou non notre but extérieur, de réussir ou d’échouer dans le monde ?

Cela aura de l’importance pour vous aussi longtemps que vous n’aurez pas réalisé votre raison d’être. Par la suite, le but extérieur n’est qu’un jeu que vous pouvez continuer de jouer tout simplement parce que cela vous amuse. Il est également possible d’échouer complètement en ce qui concerne votre but extérieur et, en même temps, de réussir totalement en ce qui a trait à votre raison d’être. L’inverse est encore plus courant : richesse extérieure et pauvreté intérieure, ou « gagner le monde et perdre son âme », comme dit Jésus. En définitive, tout but extérieur est tôt ou tard voué à l’échec parce qu’il est tout simplement soumis à la loi de l’impermanence des choses. Plus tôt vous réaliserez que votre but extérieur ne peut vous procurer de satisfaction durable, mieux ce sera. Lorsque vous aurez constaté les limites de votre but extérieur, vous mettrez de côté l’attente irréaliste qu’il vous rende heureux et le subordonnerez à votre raison d’être intérieure.

Le passé ne peut survivre en votre présence

Vous avez dit que le fait de parler du passé ou d’y penser est une façon d’éviter le présent. Mais à part le passé que nous nous rappelons et auquel nous nous identifions peut-être, n’y a-t-il pas en nous un autre niveau de passé, beaucoup plus enraciné ? J’entends par là le passé inconscient qui conditionne nos vies à partir d’expériences vécues dans la prime enfance et peut-être même au cours de vies antérieures. Il y a également notre conditionnement culturel qui se rapporte à notre lieu de résidence et à l’époque à laquelle nous vivons. Toutes ces choses déterminent notre façon de voir le monde, de réagir, de penser, le genre de relations que nous entretenons, la manière dont nous vivons notre vie. Comment pourrions-nous jamais devenir conscients de tout cela ou nous en débarrasser ? Combien de temps faudrait-il ? Et même si nous y arrivions, que resterait-il ?

Que reste-t-il lorsque l’illusion disparaît ?

Il n’est pas nécessaire de fouiller votre passé inconscient, sauf lorsqu’il se manifeste dans l’instant sous la forme d’une pensée, d’une émotion, d’un désir, d’une réaction ou d’un événement qui vous arrive. Tout ce que vous avez besoin de savoir au sujet de votre passé inconscient, les défis du présent vous l’apporteront. Si vous commencez à fouiller votre passé, ce sera un trou sans fond, car vous trouverez toujours autre chose. Vous croyez peut-être qu’il vous faut plus de temps pour comprendre le passé ou vous en libérer, donc que le futur finira par vous en délivrer. C’est là une illusion. Seul le présent peut vous amener à cela. Vous ne pouvez vous défaire du temps en y mettant du temps. Sachez accéder au pouvoir de l’instant présent. C’est la clé.

Qu’est-ce que le pouvoir de l’instant présent ?

Ce n’est rien d’autre que le pouvoir de votre présence, de votre conscience libérée des formes-pensées.

Alors, faites face au passé à partir du présent. Plus vous accordez d’attention au passé, plus vous lui donnez d’énergie et plus vous êtes susceptible d’en faire un « moi ». Ne vous méprenez pas : il est essentiel d’être attentif, mais pas au passé en tant que tel. Accordez de l’attention au présent : à votre comportement, à vos réactions, à vos humeurs, à vos pensées, à vos émotions, à vos peurs et à vos désirs à mesure qu’ils se présentent dans l’instant présent. C’est cela votre passé. Si vous pouvez être suffisamment présent pour observer toutes ces choses, non pas avec un regard critique ou analytique, mais sans les juger, alors vous faites face au passé et le dissipez par le pouvoir de votre présence. Vous ne pouvez vous trouver en retournant dans le passé, mais c’est possible en revenant dans le présent.

N’est-il pas utile de comprendre le passé pour pouvoir saisir la raison pour laquelle nous faisons certaines choses, réagissons de certaines manières ou créons inconsciemment notre propre mélodrame, nos scénarios relationnels, etc. ?

À mesure que vous prenez davantage conscience de votre réalité présente, certaines intuitions vous viennent quant au fonctionnement particulier de votre conditionnement – par exemple, pourquoi vos relations obéissent à des scénarios précis –, et des événements passés peuvent remonter à votre mémoire ou devenir plus clairs. C’est bien, et cela peut même être utile, mais ce n’est pas essentiel. Ce qui l’est, c’est votre présence consciente. C’est elle qui dissipe le passé et sert d’agent de transformation. Alors, ne cherchez pas à comprendre le passé et soyez aussi présent que possible. Le passé ne peut survivre en votre présence. Il ne peut être qu’en votre absence.

Extrait du Pouvoir du moment présent d’Eckhart Tolle – Chapitre 4 : Les stratégies du mental pour éviter le moment présent

© Photo Pixabay

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