Tout est parfait !

Tout est parfait ! Lorsque je prononce ces mots, mon interlocuteur a souvent l’impression que je nie sa souffrance, celle de millions de personnes ou encore l’état du monde.  Les situations ne sont jamais problématiques. C’est ce que nous en pensons qui laisse apparaitre des manquements, des erreurs ou des marges de progression…

Reconnaître la perfection, c’est se souvenir que la Vie a un sens qui nous échappe, qu’on ignorera, toujours. C’est prendre du recul et situer les événements dans un contexte beaucoup plus large. C’est nous relier à notre Histoire et se souvenir de la place que nous occupons dans cette toile mystérieuse qu’est la Vie.

Tout est parfait

En ces temps agités, reconnaître la perfection en toute chose relève de la folie. Je confesse donc la mienne et vous invite à la suivre en lisant cette sélection de textes extraits de livres que j’aime beaucoup.

Se souvenir…

Les yeux clos, revoyez intérieurement la multitude des événements cosmiques, galactiques, stellaires, planétaires, cométaires, directement impliqués dans notre présence ici en ce moment. Cette rétrospective vous dira combien votre existence est précieuse.[1]

…de nos origines

Nous savons aujourd’hui que nous sommes tous faits d’atomes fabriqués lors de l’explosion primordiale d’abord, et lors de l’alchimie nucléaire des étoiles ensuite. Les atomes d’hydrogène et d’hélium qui constituent 98% de la masse totale de la matière ordinaire dans l’univers ont été générés pendant les trois premières minutes de son existence.

Les atomes d’hydrogène dans l’eau des océans ou dans notre corps proviennent tous de cette soupe primordiale. Nous partageons tous une même généalogie cosmique qui remonte à 13,7 milliards d’années, l’âge de l’univers. Quant aux éléments lourds essentiels à la complexité et à l’émergence de la vie et de la conscience, et qui constituent les 2% restants, ils ont été fabriqués dans les creusets stellaires et les supernovæ, morts explosives d’étoiles massives.

Nous sommes tous faits de poussières d’étoiles. Frères des bêtes sauvages et cousins des fleurs des champs, nous portons tous en nous l’histoire cosmique.

Le simple fait de respirer nous relie à tous les êtres qui ont vécu sur le globe. Par exemple, nous inhalons encore aujourd’hui des millions de noyaux d’atomes partis en fumée lors du supplice de Jeanne d’Arc en 1431, et quelques molécules provenant du dernier souffle de Jules César. Les milliards de molécules d’oxygène que nous inhalons avec chaque bouffée d’air ont été un jour ou l’autre dans les poumons de chacun des cinquante milliards d’individus ayant vécu sur Terre. Quand un organisme vivant meurt et se décompose, ses atomes sont libérés dans l’environnement, puis intégrés dans d’autres organismes. Nos corps contiennent ainsi environ un milliard d’atomes qui ont appartenu à l’arbre sous lequel le Bouddha a atteint l’Éveil… il y a quelque deux mille cinq cents ans.

Autre interconnexion découverte par la science : nous sommes tous liés les uns aux autres génétiquement. Nous descendons tous de l’Homo Habilis apparu en Afrique il y a environ un million huit cent mille ans, quelles que soient notre ethnie et notre couleur de peau. En remontant assez loin dans le temps, nous devenons tous des cousins éloignés.

Plus étonnant encore : le décodage du génome de l’homme et d’autres espèces vivantes nous révèle que cette convergence d’arbres généalogiques ne concerne pas seulement l’espèce humaine, mais également toutes les autres. Par exemple, nous partageons 99,5% de nos gènes avec les chimpanzés, ce qui implique que nous descendons tous d’un ancêtre commun et que si nous pouvions remonter assez loin dans l’arbre généalogique des chimpanzés, nous verrions qu’il se confondrait inévitablement avec le nôtre à un moment donné. Ce qui est vrai pour les chimpanzés l’est aussi pour tous les autres organismes vivants, des dauphins aux rossignols, en passant par les cigales, les grands chênes, les champignons, ou les roses. Nos arbres généalogiques se rejoignent inéluctablement, tôt ou tard, pour ne former qu’un seul et unique arbre – celui de la vie. Il y a environ cinq cents millions d’années, mon ancêtre était un poisson. Remontons le temps d’encore un milliard et demi d’années, mes aïeux étaient des bactéries. Nous descendons tous, en fait, d’un seul et même organisme, une cellule primitive datant d’environ 3,8 milliards d’années.

L’univers entier est effectivement contenu dans un grain de sable, car l’explication des phénomènes les plus simples fait intervenir l’histoire entière de l’univers.[2]

…de la précision

Il est si évident qu’il n’y a pas d’erreurs dans cet univers. Les astres sont tous alignés. Le soleil est à une distance parfaite de la terre, au millimètre près, pour créer et entretenir la Vie.

Il y a une précision dans cet univers, qu’on le regarde à travers le télescope ou le microscope, qui défie l’entendement. Il est parfait jusqu’à la plus petite particule subatomique et dans l’autre sens jusqu’au corps céleste le plus éloigné.

Ce qui se trouve inclus dans cette précision est aussi tout ce qui croise notre route, même s’il est souvent difficile d’en comprendre le pourquoi.[3]

 


[1] Extrait du livre « Oiseaux, merveilleux oiseaux – Les dialogues du ciel et de la vie » de Hubert Reeves

[2] Extrait du livre « Le cosmos et le lotus » de Trinh Xuan Thuan

[3] Extrait du livre « Tout est clair, maintenant » de Wayne Dyer

© Photo

Petit bonus pour les plus téméraires 😉

 

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