Le peuple des océans

On ne protège bien que ce qu’on aime. Les documentaires animaliers nous permettent de découvrir des mondes inaccessibles et de comprendre notre place de notre environnement commun. Ils nous font prendre conscience de la fragilité de notre planète et de notre interdépendance avec tous ses occupants.

Le peuple des océans fait partie de mes préférés.

En voici une critique publiée par à voir à lire.

Océans, vous vous souvenez de ce documentaire monumental qui avait rapporté 80 millions de dollars dans le monde, dont 23 en France, 25 au Japon et 19 aux USA ? Vous pensiez que l’épopée sous-marine de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud vous avait livré tous ses secrets ? C’était sans compter la déclinaison télévisée en 4 épisodes, sorte de version longue du film initial de 100 minutes, Le peuple des océans se divise en 4 parties d’une heure chacune.

Si l’on se retrouve loin du grand écran, le spectacle n’en demeure pas moins cinématographique en tout point, chaque plan de cette nouvelle version aurait en effet pu être intégré dans le montage salle. La différence première relève ici de la volonté des auteurs de passer un peu plus de temps avec les animaux aperçus en salle, au risque parfois de s’adonner à la contemplation (il faut voir l’errance sublime d’une gigantesque pieuvre rouge voilée, filmée pendant de longues minutes), mais aussi de multiplier les rencontres insolites avec des créatures rares, voire pour certaines plus communes, jamais filmées avec une telle proximité.

Dans les profondeurs du monde bleu, à la rencontre de squales et autres géants marins avec lesquels la caméra s’éprend, à la lisière du sable pour caresser ses incroyables occupants (sèches, poulpes, poissons crocodiles, limules…), au cœur des coraux et des forêts d’algues… l’ambition de découverte est sans limite, avec pour volonté le désir de partager la passion pour un macrocosme méconnu. La caméra des auteurs fige l’inattendu de scènes incroyables pour perpétuer par l’image un devoir de mémoire d’espèces pour la plupart (dugongs, loutres marines, iguanes des Galápagos…) en voie d’extinction.

Nous conviant à des scènes de collation ou de reproduction troublantes de proximité, où l’animal ignore totalement la caméra qui le filme en gros plan, Le peuple des océans tient de l’exploit.

Sublimé par la magnifique composition de Bruno Coulais, il dépasse même les impressionnants reportages concurrents de la BBC, pourtant des références dans le domaine. A ne rater sous aucun prétexte.

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