Victoria et Abdul

A la fin de son règne, la reine Victoria se lie d’amitié avec Abdul, un jeune employé indien venu d’Inde spécialement pour participer à son jubilé.

C’est l’histoire de cette amitié inattendue que raconte le film Victoria et Abdul.

Victoria et Abdul

Dès le départ, on nous annonce que les faits sont, pour la plupart, réels. Ne vous attendez donc pas à y retrouver uniquement des vérités historiques. Ça reste une fiction très partiale qui nous présente une Victoria très sympathique, un Abdul parfait et un entourage royal mesquin.

Je trouve les interrogations que ce film amène au sujet de nos peurs plus intéressantes que l’histoire de cette amitié.

En premier lieu, celle de l’étranger. Qu’il soit d’une nationalité, d’une religion ou d’un milieu social différents, l’étranger fait peur. L’entourage royal qui refuse cette relation et qui fait tout pour la détruire est un parfait exemple.

La peur de perdre un statut, une image ou encore une affection est très présente dans les comportements de cette reine que cette fonction prive de liberté mais qui s’y accroche tout de même et dans ceux de l’entourage royal, souvent racistes, qui s’attache à un protocole et à des codes sociaux pas toujours justifiés.

Et enfin, la peur de la solitude de Victoria, de son fils et d’Abdul dont je ne comprends pas bien le dévouement à cette impératrice qui colonise son pays.

Ce film questionne surtout sur l’amitié et ses raisons d’être. Pourquoi nous lions-nous d’amitié ? Avec qui ? Quel sens donnons-nous à l’amitié ?

Si le côté obscur des personnages est mis en avant, leur côté beau et fragile en quête d’amour se devine derrière chacune de leur bassesse. Ce film nous rappelle que derrière chaque personne, peu importe ses comportements, se cache un être d’amour qui ne demande qu’à aimer et à être aimé en retour.

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